Réduction la fracture numérique en Afrique : HUAWEI s’engage au Maroc

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Ces dernières années, la Chine s’est engagée pleinement dans l’aide et l’assistance au développement en Afrique. Elle le fait généralement à travers des entreprises de rénommée internationale dans tous les secteurs d’activité.

Dans le domaine des technologies de l’information, elle est présente avec des firmes internationales. C’est le cas au Maroc avec l’entreprise Huawei.

Dans une interview accordé à Jeune Afrique, M. X Xujing, Directeur Général de Huawei Maroc, explique l’engagement de sa société en Afrique pour réduire la fracture numérique.

Nous vous proposons ici un extrait de ce article.

Si les premiers contacts de Huawei avec ses clients marocains datent de 1999, ce n’est qu’en 2006 que le géant chinois de la téléphonie s’est implanté à Rabat.

En juin, il a ouvert un second bureau, cette fois au sein de Casablanca Finance City (CFC), qui représente un investissement initial de 500 000 dollars (environ 460 000 euros). Objectif du groupe : desservir l’Afrique francophone depuis le royaume.

Jeune Afrique : Quels avantages offre le Maroc pour un groupe comme le vôtre ?

Xu Xujing : En plus d’être un leader régional dans le secteur des télécoms, le Maroc offre un environnement politique et social stable, une main-d’œuvre plus qualifiée que celle des pays voisins et une situation idéale pour desservir l’Afrique francophone. Dans les années 2000, notre groupe a commencé à vouloir se développer à l’international, et nous sommes allés voir du côté de l’Afrique.

Nous connaissions mal le Maroc, qui, inversement, connaissait peu notre marque. Mais c’est l’un des premiers pays du continent où nous nous sommes établis. Nous avons commencé par un partenariat avec Maroc Télécom, que nous accompagnons désormais dans toute l’Afrique, puis avec Inwi et Méditel. Notre effectif dans le pays est passé de 5 employés en 2006 à 300 aujourd’hui, dont 65 % sont marocains.

Quelles sont vos activités ?

Au Maroc, Huawei n’est pas une entité de production mais un fournisseur d’équipements et de services. Nous y avons trois types d’activités. Depuis 2001, nous sommes fournisseurs d’équipements de télécommunications [antennes relais, stations, etc.] pour les opérateurs marocains et numéro un sur ce segment d’activité au Maroc.

Le deuxième domaine de Huawei est la vente de matériel [smartphones, tablettes, etc.], un segment sur lequel nous ne représentons que 1 % du marché marocain, alors qu’en Égypte ou en Tunisie, où nous sommes mieux connus, nous avons plus de 25 % des parts de marché.

Au Maroc, nous travaillons avec l’ONCF sur un projet de 20 millions de dollars pour la mise en place du GSM-Railway

Notre troisième secteur d’activité est de concevoir des solutions pour les entreprises et les institutions : serveurs, switchs [commutateurs réseau], routeurs, etc. Dans ce cadre, nous collaborons avec divers États africains sur de nombreux projets d’e-gouvernement ou de fibre optique. Au Maroc, nous travaillons avec l’ONCF [Office national des chemins de fer] sur un projet de 20 millions de dollars pour la mise en place du GSM-Railway, un nouveau système de signalisation des trains.

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